Islamophobie encore et toujours 
mardi, février 16, 2010, 07:55 PM - Politique, Philosophie
Actuellement, en France, je sens resurgir une islamophobie grandissante. Sans doute est-ce l'effet du débat sur l'identité nationale suivi de la réflexion sur l'interdiction du voile intégral qui ont eu pour effet de désinhiber certains esprits. C'est ainsi que s'expriment aujourd'hui, avec beaucoup moins de retenu qu'avant, la haine et/ou la peur de l'islam.

Les craintes que j'entends le plus fréquemment formulées sont:
1-"Les musulmans sont en train de coloniser la France. A force d'accueillir des arabes nous allons nous faire bouffer. Ils finiront par nous imposer leurs lois."
2-"Il est écrit dans le coran qu'il est un devoir pour tout bon musulman de tuer les chrétiens et les juifs."
3-"Le voile intégral est une menace pour la république car c'est une attaque à sa laïcité."
4-"Le voile intégrale doit être interdit car certaines personnes se le font imposer par des maris qui sont de vrais fanatiques religieux."

Je veux ici tordre le cou à ces arguments, les prendre un par un pour les démonter méticuleusement.
Il en est assez de la désinformation et de ces incitations à la haine de l'autre.
Ensuite, je tâcherai de lancer une réflexion sur l'origine de cette islamophobie orchestrée par les plus hautes instances de l'état.


1-"Les musulmans sont en train de coloniser la France. A force d'accueillir des arabes nous allons nous faire bouffer. Ils finiront par nous imposer leurs lois."

Il ne faut pas inverser les rôles. Que ceux qui formulent ce genre de choses prennent le temps de regarder objectivement la situation actuelle.
Pour ce faire, je leur propose de se poser les deux questions suivantes:

Y'a-t-il aujourd'hui un pays musulman qui envoie des militaires en France pour nous expliquer que la démocratie n'est pas un bon système et que la république chrétienne est dépassée et qu'il faut adopter la charia?
La réponse est non. Si tel était le cas, nous serions en droit de nous sentir colonisé, envahi par un pays tiers. Mais il faut reconnaitre que ce n'est pas le cas.
Par contre, et j'en arrive à la deuxième question: la réciproque est-elle vraie? Peut-on en dire que la France ne fait pas de prosélytisme démocratique ?
Là encore, la réponse est non.
Il faut avoir à l'esprit qu'aujourd'hui la France contribue à instaurer par la force militaire un régime démocratique en Afghanistan.
Des militaires français, payés par les impôts des français, sont envoyés dans un pays musulman pour renverser un régime taliban qui avait instauré un gouvernement islamique dur suivant scrupuleusement la charia.

C'est donc l'inverse de ce qui est affirmé par les islamophobes que l'on peut constater. La France contribue à imposer son modèle "démocratique" par une démarche plus que prosélyte mais singulièrement violente et colonisatrice.
Ce que nous ne tolèrerions pas des autres (et ce qui semble d'ailleurs inquiéter les islamophobes), nous le faisons subir aux autres.

Lorsque je présente les choses avec cet éclairage là, je m'entends parfois rétorqué que, si les musulmans n'utilisent effectivement pas la force militaire pour nous coloniser, ils utilisent le terrorisme. Et là, je réalise tout le poids de la manipulation médiatique de l'opinion publique. Le 11 septembre 2001, une bande de fanatiques ultra-endoctrinés par des islamistes radicaux, fait exploser des avions sur les tours du World Trade Center. Et depuis, les musulmans sont considérés comme des terroristes. Parce qu'un petit clan d'islamistes radicaux se base en Afghanistan, il devient tout d'un coup légitime d'aller faire la guerre aux afghans. L'amalgame est très vite fait .. groupe terroriste basé en Afghanistan = talibans = afgan.

Si je pouvais me permettre un peu d'humour noir, je serais tenté de dire qu'avec ce genre de raisonnement, on pourrait presque autoriser l'Afrique toute entière à attaquer la France sous prétexte que quelques fou dangereux du ministère de la défense ont décidé d'aider à l'assassinat de Thomas Sankara (en Octobre 1987) ou de contribuer à mater la révolte contre le dictateur Laurent Gbagbo en côte d'ivoire (installer par la France).
Il faut raison garder. Comme le dit Noam Chomsky .. "Pour les puissants, les seuls crimes sont ceux que les autres commettent".

Mais je crois que le meilleur argument pour contrer ceux qui font l'amalgame entre islam et terrorisme reste de rappeler que, pendant la seconde guerre mondiale, les personnes qui sabotaient les ligne de chemin de fer entre l'Allemagne et la France était appelés des terroristes par le gouvernement de Vichy.. et qu'aujourd'hui, ils sont appelés des résistants dans les livres d'histoire des écoliers :)


2-"Il est écrit dans le coran qu'il est un devoir pour tout bon musulman de tuer les chrétiens et les juifs."

Je crois que le meilleur moyen de parer à ce genre d'argument consiste à demander à la personne l'émettant de produire les références des passages sur lesquels il appuie son propos. Donner lui éventuellement plusieurs jour pour le faire. Il partira ainsi dans une lecture qui ne pourra pas lui faire de mal (sans pour autant lui faire du bien) et qui lui permettra éventuellement de croiser les passages mentionnés sur cette page:
http://expositions.bnf.fr/livrarab/peda ... /coran.htm
Où on voit clairement que le Coran appelle à la bonne entente avec les "gens du livre" (juifs et chrétiens).

3-"Le voile intégral est une menace pour la république car c'est une attaque à sa laïcité."

Là je crois que le principal problème est un soucis de vocabulaire. Laïque signifie "Qui n'appartient pas à la religion". Au lieu de s'inscrire dans le refus de la religion, la laïcité consiste plutôt en une acceptation de toutes les religions. La république doit permettre à chaque citoyen de vivre sa religion comme il l'entend. Et elle doit repousser le plus possible tout ce qui force les individus à transiger avec leurs valeurs morales et religieuse. Bien évidemment, lorsqu'une femme intégralement voilée entreprend une démarche qui nécessite la vérification de son identité, elle doit s'attendre à ce qu'un agent de la fonction publique lui demande de présenter son visage en même temps que sa pièce d'identité. Mais cette évidence ne force en rien à interdire le port du voile intégrale en d'autres circonstances.
Je trouve que les citoyens français sont bien passifs face à cette loi en préparation qui constitue de toute évidence une sérieuse atteinte aux libertés individuelles.Cette loi, lorsqu'elle arrivera à être votée sera bien plus menaçante pour les valeurs de la république que ne l'est le port du voile intégrale par quelques allumées en détresse.

Pour terminer avec une petite touche d'humour je voudrais citer cette réflexion qui m'est venu en tombant récemment sur l'actualité:
En ce moment, le NPA fait l'objet d'attaques parce qu'il ose présenter une femme voilée sur ces listes électorales.
Mais à l'époque de Sœur Emmanuelle, les femmes voilées étaient-elles autant sources de scandale ?
Le voile oui .. mais sur des nonnes uniquement ?

4-"Le voile intégrale doit être interdit car certaines personnes se le font imposer par des maris qui sont de vrais fanatiques religieux."

Voilà le côté le plus désespérant de la façon dont nos gouvernants font leur lois. A partir de cas particuliers et/ou d'évènements singuliers à haute charge émotionnelle, on tire des lois générales qui s'appliquent bien au delà du cadre qui leur ont donné naissance. C'est par ce genre de raccourcis qu'on prive petit à petit les citoyens des libertés dont ils disposent.
Parce que certaines personnes sont forcées de porter le voile par des maris fanatiques, toutes les autres personnes qui ont choisis cette démarche par conviction et choix personnel se voient privées de la possibilité de le faire. C'est proprement scandaleux.
Il me semble évident que l'interdiction du voile intégral constitue une privation de liberté individuel.

Comme on peut le voir, l'islamophobie latente existe en dépit du bon sens. Elle repose sur une désinformation organisée et s'appuie sur l'inculture et la sottise de ceux qui y adhère. Mais le plus choquant et le plus inquiétant à mes yeux tient au fait que cette idéologie de haine et de peur soit instaurée par les institutions soit disant républicaine. On ne peut décemment pas occulter la grande part de responsabilité du ministère de l'identité nationale dans le réveil de cette haine de l'islam.
Bien entendu, on pensera immédiatement à la manipulation bassement électoraliste consistant, comme lors de l'élection présidentielle, à siphonner l'électorat d'extrême droite en récupérant leur thème de campagne. La perspective des élections régionales ne fait qu'ajouter du crédit à cette thèse.
Mais n'est-ce pas simplifier outrancièrement la chose? Certes l'islamophobie se fait plus présente actuellement, mais n'a-t-elle pas toujours été latente? N'a-t-elle simplement pas été maintenue étouffée par le poids du politiquement correct? N'est-il pas possible que cette haine/peur de l'islam soit entretenue pour d'autre motifs que ces simples manipulations électoralistes.


Il existe selon moi des raisons bien plus profondes à l'existence et à l'entretien de l'islamophobie.

J'en vois principalement deux:


Tout d'abord, Les chrétiens, encore majoritaires en Europe, sont en train de percevoir l'irrémédiable déclin de leur leadership idéologique face à la déferlante islamique que connaissent tous les continents. Cette situation les incommodent fortement et entraine quelques réactions de virulence.. des sursauts d'orgueil. La dureté et l'intransigeance d'un Benoit XVI est un symptôme supplémentaire de l'urgence ressentie par l'église catholique de rester ferme pour tenter de survivre .. Mais il est trop tard et l'attitude du Vatican ne fait finalement que précipiter l'échéance.

Léon Tolstoï faisait remarquer dans son livre "Le royaume des cieux est en vous" que les chrétiens n'ont jamais réellement suivi les préceptes que Jésus leur soumettait. Ils n'ont eu de cesse de se faire les porteurs d'un message qu'ils n'ont jamais écouté ni compris. Comment peuvent-ils espérer aujourd'hui avoir la crédibilité qu'ils ne se sont jamais accordé à eux-même?


Ensuite, et surtout, il existe une réalité bien palpable que certains capitalistes peuvent voir d'un très mauvais œil. La finance islamique devient une alternative de plus en plus crédible face au capitalisme occidental actuel. Conçue pour être au plus proche de l'économie réelle, elle a tout simplement l'une des seules à n'avoir pas souffert de la crise financière mondiale. De plus, avec ses valeurs éthiques, notamment basées sur le refus de l'usure (Riba), elle est une solution très attrayante aux problèmes de développement durable.
Il parait immanquable certains usuriers se sentiront menacés par cette solution. Ainsi, il peut être intéressant pour eux d'organiser dès à présent la manipulation d'opinion qui permettra d'éviter l'émergence d'une solution qui fera irrémédiablement fondre leurs indécents revenus .

http://www.youtube.com/watch?v=O50wLZG6y0s

http://www.dailymotion.com/video/xbw8w5 ... sundefined

http://www.dailymotion.com/video/xbtsd3 ... t-con_news





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Google condamné = culture attaquée 
dimanche, décembre 20, 2009, 06:46 PM - Philosophie
Je trouve proprement choquant que Google soit condamné pour contre-façon lorsqu'il met à disposition sur son site quelques extraits d'ouvrages.

Si j'ai bien compris l'argumentaire des maisons d'éditions, un auteur est seul à pouvoir décider de ce qui est fait de son œuvre. Et il n'a pas à tolérer que cette dernière soit diffusée partiellement et sans son autorisation.
Mais que croient-ils qu'il se passe en librairie?
Qui achète un livre sans avoir feuilleté quelques pages pour vérifier qu'il correspond à ce qui est cherché.
Google offre cette possibilité en même temps qu'il fournit un lien pour acheter le livre en ligne.
Que veulent les éditeurs ? Qu'on achète leur livre sans prendre la précaution de vérifier si celui-ci correspond à nos attentes ?
Sont-ils prêt à rembourser l'achat si le livre n'est pas aussi bien que ce à quoi on s'attend ?

Par ailleurs, la démarche de google permet à des œuvres épuisées et non ré-éditées de continuer d'exister.
Certaines maisons d'édition possèdent des droits sur des ouvrages qu'elle ne ré-édite pas à cause d'un retour sur investissement trop hypothétique.
Ainsi, des œuvres qui sont devenues introuvables pourraient se voir offrir une seconde vie sur Internet .. mais non.
Les éditeurs préfèrent les voir tomber dans l'oubli que de leur permettre d'exister sans eux. Cela s'appelle la politique de la terre brulée.
Si nous ne nous faisons pas d'argent avec cet ouvrage, personne n'en fera !!! La mort d'une œuvre est préférable à sa gratuité.

Et l'argumentaire déployé pour justifier cet aberration est le même que lorsque l'industrie du disque s'attaque aux diffusions sur internet.
Les maisons d'édition prétendent agir pour la défense des auteurs. Mais elles ne font finalement que défendre (à court terme) leurs intérêts.
Car les auteurs préfèrent certainement de loin disposer d'un moyen de faire connaitre leurs travaux de manière à susciter l'envie d'acheter plutôt que de se voir condamner à la confidentialité par des réseaux d'édition et de distribution ultra sélectif.

La réalité telle que je la voie, c'est que les industries du disque, du cinéma et de la littérature sont à côté de la plaque.
Elles tentent vainement de survivre en déployant des efforts considérables pour s'opposer à l'irrémédiable disparition de leur modèle économique.
Si elle passait le même effort à négocier les virages marketing qui s'imposent, elles auraient pourtant des chances de survie.

Mais non .. alors qu'elles crèvent la gueule ouverte .. et si possible en silence.
Pourquoi s'apitoyer sur le sort de sociétés qui se plaignent de ne pas suivre la compétition alors qu'elles se tirent elles-même une balle dans le pied?

Dans les combats David contre Goliath, je ne suis d'ordinaire pas pour les gros mastodontes .. mais là, il y a des limites à ce que l'intelligence peut supporter.
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Ce livre a changé la vie de Gandhi .. la mienne aussi. 
dimanche, février 1, 2009, 10:42 PM - Philosophie
Il faut que je vous parle d'un livre que j'ai lu récemment et dont je peux dire que la lecture ne m'a pas laissé indemne.

En parlant de ce livre, mes intentions ne sont pas neutres. J'entends donner envie à celui qui lit ces lignes de le lire et je nourris le secret espoir que cette personne le recommandera à son tour. Je voudrais transmettre ce livre comme on donne un trésor, la clé qui ouvre l'esprit à une compréhension supérieure des maux qui affectent nos sociétés.

Quel est ce livre?



Le livre en question s'intitule "Unto This Last". Il a été écrit par John Ruskin(1819-1900). Il est paru en 1860.

On en trouve une traduction française partielle ici, sous le titre "Les Ouvriers de la Dernière Heure".

La version intégrale en Anglais est disponible ici.

Comment ais-je découvert ce livre?




En me renseignant sur Gandhi, je suis tombé sur un passage décrivant les circonstances dans lesquelles Gandhi a lu ce livre et un passage de son autobiographie où il explique l'influence que ce livre a eu sur sa vie.

"Impossible de m'en détacher. Dès que je l'eus ouvert, il m'empoigna. De Johannesburg à Durban, le parcours prend vingt-quatre heures. Le train arrivait le soir. Je ne pus fermer l'œil de la nuit. Je résolus de changer de vie en conformant ma nouvelle existence aux idées exprimées dans cet ouvrage. (...) Je crois que ce livre immense me renvoya alors, comme un miroir, certaines de mes convictions les plus profondes ; d'où la grande séduction qu'il exerça sur moi et la métamorphose qu'il causa dans ma vie. (...)

Voici, tels qu'ils m'apparurent, les trois enseignements de cet ouvrage :

1. Que le meilleur de l'individu se retrouve dans le meilleur de la collectivité ;
2. Que le travail de l'homme de loi ne vaut ni plus ni moins que celui du barbier, dans la mesure où tout le monde a également droit à gagner sa vie par son travail ;
3. Qu'une vie de labeur - celle du laboureur ou de l'artisan, par exemple - est la seule qui vaille la peine d'être vécue."


Mahatma Gandhi

Personnellement, j'éprouve une certaine admiration pour Gandhi.
Savoir que l'ouvrage de ce John Ruskin avait autant contribué à sa philosophie m'a fortement incité à le lire.

Comment décrirais-je ce livre?


S'il fallait mettre ce livre dans une catégorie, je suppose qu'il faudrait le placer dans la case "traité critique d'économie politique". Mais sachez qu'il m'est douloureux de l'affubler de termes aussi ronflant au risque d'en effrayer les éventuels lecteurs. Je tiens à affirmer que sa lecture ne requiert aucune connaissance en économie ni en politique (la preuve .. j'ai réussi à le lire). En ce qui me concerne, j'aurais tendance à le placer dans la catégorie "philosophie politique".

Ce livre, écrit en pleine révolution industrielle, est une espèce d'analyse critique du capitalisme et des conséquences que le libéralisme pourrait avoir sur la vie des gens.
Mais sa force réside justement dans le fait de ne pas verser dans le marxisme.

Après m'être un peu renseigné sur les idées dominantes de l'époque de sa parution, je crois pouvoir dire que ce livre est une réponse à l'ouvrage "Principles of Political Economy" de John Stuart Mill et plus généralement une mise en garde contre les idées novatrices d'Adam Smith.

Comment puis-je donner aux gens l'envie de lire ce livre?



Je crois que les bonnes raisons de lire ce livre sont nombreuses mais que la principale reste le désir de comprendre notre monde.

Ceux qui aiment l'actualité y trouveront les clés pour comprendre les mécanismes sous-tendant la crise dont on nous rabat les oreilles actuellement.
Ceux qui aiment la politique y trouveront les idées qui peuvent aider à améliorer nos sociétés (clin d'oeil aux gauchistes en manque de programme .. servez-vous .. y'a de la matière)
Ceux qui aime la philosophie pourront y voir la suite de "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes" de Jean-Jacques Rousseau

Si l'histoire a donné raison aux analyses de John Ruskin, il faut espérer que l'avenir donnera raison à ses recommandations.

Qu'est-ce qui distingue ce livre des autres ouvrages du même genre?




John Ruskin était architecte et critique d'art. Rien ne le destinait à parler d'économie politique. Ce livre est d'ailleurs, à ma connaissance, sa seule contribution dans ce domaine.
N'étant pas familier du sujet qu'il aborde, il le traite avec l'innocence d'un néophyte et ses raisonnements ne se fondent pas sur des considérations ésotériques et inaccessibles mais plutôt sur la matière la plus stable et la plus noble dont il puisse faire preuve: l'humanisme.

Comment se résume ce livre?



Je ne me risquerai pas à tenter de faire une synthèse de cet ouvrage tant je crains d'en écorcher le contenu et d'en amoindrir la portée.
Je pense que je ferais plusieurs fois référence à ce que j'ai lu dans ce livre dans la suite de ce blog car ce livre est tout simplement un monument dont la lecture a profondément chamboulé ma vision de notre monde.

Mon témoignage est le suivant: J'ai lu "Unto this Last" de "John Ruskin" et ma vision de ce monde a changé.



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