Warning: strpos(): needle is not a string or an integer in D:\Parallels\Plesk Panel\Vhosts\perin.biz\httpdocs\blog\index.php on line 49 Les oisivetés de JiBé - Devenir propriétaire
Devenir propriétaire 
lundi, juin 4, 2007, 05:08 PM - Journal de vie
Je me rends compte en discutant avec mes collègues de travail que je suis un des derniers à ne pas être propriétaire de mon logement.

En soit, cela ne me chagrine pas particulièrement. Mais je suis forcé de constater qu'à chaque fois que j'entends un de mes collègues parler de sa maison, les conseils avisés de mes proches (et d'autres) me reviennent en tête.

Ma famille: "Vous devriez acheter une maison parce que lorsque vous serez à la retraite, vous serez bien content de ne plus avoir de loyer à payer. Et puis c'est stupide de payer un loyer, c'est de l'argent foutu en l'air."

Mon épouse: "J'en ai assez de vivre dans un appartement, c'est bruyant, les locaux sont vétustes, on a sans cesse des problèmes et puis ce serait tellement bien d'être chez nous, avec un jardin pour notre fille. Je veux une maison!!!"

Mes amis et collègues de travail: "Alors JiBé, quand est-ce que tu t'y mets à ta maison?"

Mon banquier: "Vous savez monsieur Perin, il est temps de vous former un capital. L’immobilier est une valeur sûre. Et avec le taux qu'on peut vous faire vous ne paierez votre maison que 2 fois et demi son prix. Vous serez endetté jusqu'à la fin de vos jours mais si vous parvenez un jour à vous en sortir, ben c'est qu'il sera le moment de revenir nous voir pour payer les études de vos enfants."

Mon président de la république: "Je veux une France de propriétaire. Il faut décomplexer les français vis-à-vis de l'endettement".

Bref, tout le monde me conseille de devenir propriétaire et je reconnais volontiers le bien-fondé des arguments qui me sont avancés.

Mais diable que je manque de motivation.
La perspective de me retrouver tous les week-ends à devoir bricoler pour terminer un truc ou en réparer un autre est très loin de m'attirer. La simple évocation des problèmes que rencontre un propriétaire me fait tourner les talons.

Je me rappelle d'un numéro de Charlie Hebdo remontant à l'époque où une terrible tempête, suivie d'inondations, avait détruit des milliers de maisons. Charlie Hebdo faisait sa Une en représentant un SDF qui disait à propos des sinistrés: "Les pauvres, ils ont tout perdu. Moi ca va, je n'ai rien .. mais eux .. les pauvres".

Bref, ma crainte de devenir propriétaire, ma fainéantise lorsqu'il s'agit de bricoler et mon inaptitude aux tâches manuelles (qui relève presque du handicap) sont toujours parvenus à me dissuader de me lancer dans la grande aventure immobilière.

Mais je dois admettre que la pression sociale se fait de plus en plus forte et ma volonté, jusque là tenace, se morcèle petit à petit et tend à se rompre sous le poids répété des recommandations, conseils avisés et autres injonctions de mon épouse.

Je vais devoir mettre une maison sur la tête de ma petite famille. Non pas pour répondre à un besoin personnel de réalisation, ni même pour répondre à une ambition trop longtemps larvée de devenir propriétaire, mais plutôt pour acheter la paix sociale autour de moi et assurer une « stabilité » à ma famille. Je vais enfin souscrire à cette idée généralement admise qu’il faut être propriétaire (en même temps que je souscris à un emprunt sur 20 ans). C’est ce que j’appelle céder à la pression sociale.

« Il faut que tu passes ton BAC. Tu verras, ça ouvre plein de portes»
« Il faut que tu obtiennes ton diplôme. C’est le meilleur moyen de trouver du travail »
« Il faut que tu te trouves un travail, c’est si bien d’avoir un salaire »
« Il faut que tu te maries. Tu ne vas quand même pas finir ton existence seul et aigri par la solitude. Le concubinage est loin d’être une solution confortable. »
« Il faut que tu fasses des enfants. Sinon, au soir de ta vie, tu auras la sensation d’être passé à côté de quelque chose »

Et maintenant :
« Il faut que tu deviennes propriétaire, …. »

A me lire, vous devez penser que je mène une existence réduite à l’obéissance sociale. Que ma vie n’est faite que de soumission à des schémas imposés. Que le conformisme s’est imposée dans ma vie jusqu’à annihiler toute velléité de formuler des choix personnels.
Si tel est le cas, je puis vous assurez que vous ne vous trompez pas.

Mais je vous défends de penser que je ne trouve pas mon compte à cette situation.
Car en effet, j’y trouve du bonheur. Je travaille dans un secteur que j’aime, mon métier arrive même parfois à me plaire. Mon épouse est ma plus fabuleuse femme qu’on puisse trouver sur terre, ma fille en est la digne héritière. J’ai tendance à supposer, par extrapolation, que dans quelques années je tirerai une satisfaction équivalente de la réalisation d’un projet immobilier.

La vie serait-elle ainsi faite qu’elle vous obligerait à faire ce qui est bon pour vous ?

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La fête des mères 
dimanche, juin 3, 2007, 09:00 PM - Journal de vie
Aujourd'hui, c'était la fête des mères, et je dois avouer que j'ai honteusement oublié d'acheter un cadeau à mon épouse .. et encore plus honteusement oublié d'en acheter un pour ma mère.


La première ne m'en a pas tenu rigueur, mais la seconde m'a indirectement, mais clairement, fait comprendre qu'il était inutile de confier à mon épouse la mission d'acheter un bouquet pour elle.


De toute manière, je suis contre le principe de la fête des mères. C'est clairement devenu une fête commerciale et je n'adhère pas à cette tendance. Mais ce n'est pas une excuse, car si vraiment je ne souhaite pas acheter un cadeau à ma mère, j'aurais tout de même pu lui faire un dessin, un cendrier en pince à linge, ou un pot à crayon avec un rouleau de papier toilette vide entouré de papier crépon.


D'ailleurs, à bien y penser, les choses auraient été rigoureusement différentes. Non seulement ma mère n'aurait pas pu me faire culpabiliser de ne pas lui avoir témoigner plus d'attention, mais surtout, c'est moi qui aurait pu la faire culpabiliser en lui faisant remarquer dans quelques mois que le ramasse-poussière que je lui avait offert et pour lequel j'avais investit de mon temps et de mes efforts avait disparu de ses étagères. Il aurait suffit pour cela que je lui fasse un 'truc' qui soit tellement moche qu'elle ne puisse supporter de l'avoir en vue et qu'elle se sente obligé de le ranger là où était sa place .. au fin fond d'une poubelles prête à être vidée.
Oui, c'est décidé, pour la prochaine fête des mères, je fabriquerai de mes propres mains et avec amour, un présent que seule la politesse rendra acceptable.


Cela dit, quand je vois ce que ma fille a offert à mon épouse pour la fête des mères, je me dit que je n'ai pas été le premier à avoir eu cette idée du cadeau immonde. Le pire dans tout cela c'est que la mère semble avoir apprécié le présent. Un simple gribouillis entouré d'un papier cartonné avec 4 cailloux collés aux angles auront suffit à la contenter, voire même à la combler. Sous prétexte, je suppose, que ce cadeau vient de sa fille, tout est acceptable. C'est angoissant !!
Si ma mère adopte la même position, je vais me retrouver à devoir confectionner une horreur chaque année.


Bon, trêve de plaisanteries, la fête des mères est une des occasions de montrer à nos mères que nous les aimons et que nous pensons à elle. J'ai manqué une opportunité de montrer à ma mère combien je l'aime. Je me rattraperai en lui offrant un cadeau lorsque les circonstances n'en feront pas un acte programmé et prévisible. L'effet de surprise compensera peut-être la déception d'aujourd'hui.


Mis à part tout cela, aujourd'hui fût une journée agréable, nous sommes allés au restaurant avec mes beaux-parents, puis nous sommes allés au parc Mitterand pour que notre puce s'amuse au toboggan. Nous avons terminé la journée chez ma mère.
Dimanche en famille bien agréable ..
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