Warning: strpos(): needle is not a string or an integer in D:\Parallels\Plesk Panel\Vhosts\perin.biz\httpdocs\blog\index.php on line 49 Les oisivetés de JiBé - Le foot m'a tué
Le foot m'a tué 
mercredi, juin 6, 2007, 09:08 PM - Journal de vie
Pour être franc, je ne suis vraiment pas porté sur le foot. Je dirais même que c'est un sujet qui me fait fuire. Dans les journaux d'information, à part la météo et les évolutions de la bourse, rien ne m'est plus insupportable que les résultats "footbalistique".

Pourtant, cette année, je me suis inscrit au tournoi de foot inter-entreprise organisé par l'un de nos clients et auquel notre société compte présenter une équipe. Nous ne nourrissons aucune autre ambition que d'obtenir le prix du fair-play qui, généralement, est remis au dernier du tournoi. Je ne vous cache pas que cet objectif raisonnable (et vraisemblablement réaliste) a contribué à me faire participer à ce tournoi car il me faut l'admettre, je suis une brelle en football. Croyez-moi que si j’avais décelé le moindre espoir de victoire parmi mes équipiers, j’aurais rapidement conclu que ma présence dans l‘équipe était plus qu'inappropriée.

Décomplexé par rapport à mon piètre niveau, je me suis inscrit à ce tournoi dans l’espoir de tordre le coup aux traumatismes que m’ont causé mes précédentes expériences sur un terrain. Ces 20 dernières années, j’ai du me retrouver à trois reprises sur un terrain de foot, et le même scénario s’est répété à l’identique à chaque fois : je cours 10 minutes comme un dingue et je suis séché pour le reste du match.
Il en découle un fort sentiment d’infériorité lorsque je constate qu’après une demi-heure de match les autres continuent de courir allègrement, la frustration de ne pas pouvoir contribuer à l’effort collectif de l’équipe et la consternation face à l’affligeante condition physique que je me traîne.

Et bien l’entraînement que j’ai vécu aujourd’hui n’a aucunement dérogé à la règle. Il m’a toutefois permis de prendre conscience que mon plus gros problème réside dans mon incapacité à gérer l’effort. Et il m’a conforté dans l’idée que les professionnels qu’on voit jouer des matchs de 1h30 sur un terrain gigantesque méritent le plus grand respect.

Attention, si je reconnais éprouver une certaine admiration pour les performances physiques qu’ils affichent et un profond respect pour les efforts qu’il leur a fallu consentir pour arriver à une telle endurance et une telle maîtrise technique, je n’en reste pas moins convaincu qu’ils sont trop grassement payés en regard de ce qu’ils apportent à la société et de l’incontestable futilité de la discipline dans laquelle ils excellent. Je ne comprendrai jamais que certains joueurs de football (dont la seule mission consiste à pousser un ballon pour tenter de le mettre dans un filet) gagnent, en un mois, ce qu’un scientifique qui fait progresser la recherche sur le cancer gagne en une vie.

Mais, comme on a coutume de dire lorsque j’énonce mes positions sur ce sujet : « S’il y en a qui leur paye de tels salaires, c’est qu’ils s’y retrouvent. »

Allez comprendre ..

Une chose est sûre, ce n’est pas mon entraînement d’aujourd’hui qui me fera désormais m’intéresser aux résultats des championnats de football. Et les termes « coupe des coupes, champion league, coupe UEFA et championnat ligue 1 » resteront des mots vides de sens dont le seul rôle restera de me prévenir qu’il est l’heure de zapper.

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L'informatique libre encore menacée 
mardi, juin 5, 2007, 08:58 PM - Journal de vie

Le principe de l'Open Source est une particularité du secteur informatique dont il n'existe pas à ma connaissance d'équivalent.
D'autre domaines (tel que la musique) ont récemment développé des approches similaires, sans pour autant atteindre le degré de maturité que l'on peut rencontrer dans le logiciel.

Le principe de l'Open Source repose sur la gratuité des logiciels et la mise à disposition des utilisateurs des codes sources du logiciel qu'ils utilisent.
Les avantages sont, entre autre, que le logiciel est ainsi accessible au plus grand nombre, qu'il est ouvert aux améliorations des contributeurs et qu'il constitut une formidable source d'inspiration pour ceux qui veulent concevoir d'autres logiciels.

Mais, pour certains, ce modèle est néfaste à l'industrie du logiciel car , au fur et à mesure que les logiciels gratuits se développent et deviennent performants, les solutions payantes se retrouvent à être concurrencées par des adversaires impalpables.

Le logiciel libre est généralement le fruit d'un travail collaboratif, réalisés par des développeurs passionés qui prennent sur leur temps libre pour mettre au point des logiciels et les rendre disponible à tous.
Les seules récompenses de ces personnes sont généralement la reconnaissance des utilisateurs, la fierté et le plaisir de participer à des projets importants et intéressants.

Plus ce modèle économique se développe, plus il devient gênant pour des acteurs importants de l'industrie du logiciel. Le plus dangereux de ces acteurs est aujourd'hui Microsoft qui multiplie les tentatives de déstabilisation de ce modèle économique.

Au titre des récentes attaques contre le logiciel libre perpétrées par Microsoft, on peut citer:
- la tentative d'instauration du brevet logiciel en Europe (qui fût difficilement empêchée par Michel Rocard et dont on ne peut pas être certain qu'elle soit définitivement abandonnée).
- les attaques pour violation de brevets déposés sur le territoire américain.
Et, la plus réçente (et sans aucun doute la plus dangereuse de toute), la décision de diffuser du logiciel libre.

La stratégie est de diviser pour mieux régner; Fournir du logiciel libre, pour jeter la confusion dans l'esprit des utilisateurs jusqu'à ce que Microsoft devienne un acteur incontournable de ce secteur et puisse alors décider seul de sa mise à mort.

Lorsqu'on regarde la part du logiciel libre dans l'informatique, on peut se dire que l'enjeu n'est pas réellement capital. Mais l'enjeu réel est selon moi ailleurs.
Si microsoft parvient à ses fins, l'humanité aura perdu une chance inespérée de voir émerger un modèle de développement qui ne soit pas uniquement basé sur la quête du profit.

Depuis que le capitalisme existe, on vénère la concurrence et on l'élève au rang de moteur universel de progrés. Mais la concurrence ne peut-elle pas s'établir sur un autre terrain que celui de l'économie?

Je reviendrai sur ce sujet .. il mérite d'être traité plus longuement.
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Devenir propriétaire 
lundi, juin 4, 2007, 05:08 PM - Journal de vie
Je me rends compte en discutant avec mes collègues de travail que je suis un des derniers à ne pas être propriétaire de mon logement.

En soit, cela ne me chagrine pas particulièrement. Mais je suis forcé de constater qu'à chaque fois que j'entends un de mes collègues parler de sa maison, les conseils avisés de mes proches (et d'autres) me reviennent en tête.

Ma famille: "Vous devriez acheter une maison parce que lorsque vous serez à la retraite, vous serez bien content de ne plus avoir de loyer à payer. Et puis c'est stupide de payer un loyer, c'est de l'argent foutu en l'air."

Mon épouse: "J'en ai assez de vivre dans un appartement, c'est bruyant, les locaux sont vétustes, on a sans cesse des problèmes et puis ce serait tellement bien d'être chez nous, avec un jardin pour notre fille. Je veux une maison!!!"

Mes amis et collègues de travail: "Alors JiBé, quand est-ce que tu t'y mets à ta maison?"

Mon banquier: "Vous savez monsieur Perin, il est temps de vous former un capital. L’immobilier est une valeur sûre. Et avec le taux qu'on peut vous faire vous ne paierez votre maison que 2 fois et demi son prix. Vous serez endetté jusqu'à la fin de vos jours mais si vous parvenez un jour à vous en sortir, ben c'est qu'il sera le moment de revenir nous voir pour payer les études de vos enfants."

Mon président de la république: "Je veux une France de propriétaire. Il faut décomplexer les français vis-à-vis de l'endettement".

Bref, tout le monde me conseille de devenir propriétaire et je reconnais volontiers le bien-fondé des arguments qui me sont avancés.

Mais diable que je manque de motivation.
La perspective de me retrouver tous les week-ends à devoir bricoler pour terminer un truc ou en réparer un autre est très loin de m'attirer. La simple évocation des problèmes que rencontre un propriétaire me fait tourner les talons.

Je me rappelle d'un numéro de Charlie Hebdo remontant à l'époque où une terrible tempête, suivie d'inondations, avait détruit des milliers de maisons. Charlie Hebdo faisait sa Une en représentant un SDF qui disait à propos des sinistrés: "Les pauvres, ils ont tout perdu. Moi ca va, je n'ai rien .. mais eux .. les pauvres".

Bref, ma crainte de devenir propriétaire, ma fainéantise lorsqu'il s'agit de bricoler et mon inaptitude aux tâches manuelles (qui relève presque du handicap) sont toujours parvenus à me dissuader de me lancer dans la grande aventure immobilière.

Mais je dois admettre que la pression sociale se fait de plus en plus forte et ma volonté, jusque là tenace, se morcèle petit à petit et tend à se rompre sous le poids répété des recommandations, conseils avisés et autres injonctions de mon épouse.

Je vais devoir mettre une maison sur la tête de ma petite famille. Non pas pour répondre à un besoin personnel de réalisation, ni même pour répondre à une ambition trop longtemps larvée de devenir propriétaire, mais plutôt pour acheter la paix sociale autour de moi et assurer une « stabilité » à ma famille. Je vais enfin souscrire à cette idée généralement admise qu’il faut être propriétaire (en même temps que je souscris à un emprunt sur 20 ans). C’est ce que j’appelle céder à la pression sociale.

« Il faut que tu passes ton BAC. Tu verras, ça ouvre plein de portes»
« Il faut que tu obtiennes ton diplôme. C’est le meilleur moyen de trouver du travail »
« Il faut que tu te trouves un travail, c’est si bien d’avoir un salaire »
« Il faut que tu te maries. Tu ne vas quand même pas finir ton existence seul et aigri par la solitude. Le concubinage est loin d’être une solution confortable. »
« Il faut que tu fasses des enfants. Sinon, au soir de ta vie, tu auras la sensation d’être passé à côté de quelque chose »

Et maintenant :
« Il faut que tu deviennes propriétaire, …. »

A me lire, vous devez penser que je mène une existence réduite à l’obéissance sociale. Que ma vie n’est faite que de soumission à des schémas imposés. Que le conformisme s’est imposée dans ma vie jusqu’à annihiler toute velléité de formuler des choix personnels.
Si tel est le cas, je puis vous assurez que vous ne vous trompez pas.

Mais je vous défends de penser que je ne trouve pas mon compte à cette situation.
Car en effet, j’y trouve du bonheur. Je travaille dans un secteur que j’aime, mon métier arrive même parfois à me plaire. Mon épouse est ma plus fabuleuse femme qu’on puisse trouver sur terre, ma fille en est la digne héritière. J’ai tendance à supposer, par extrapolation, que dans quelques années je tirerai une satisfaction équivalente de la réalisation d’un projet immobilier.

La vie serait-elle ainsi faite qu’elle vous obligerait à faire ce qui est bon pour vous ?

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La fête des mères 
dimanche, juin 3, 2007, 09:00 PM - Journal de vie
Aujourd'hui, c'était la fête des mères, et je dois avouer que j'ai honteusement oublié d'acheter un cadeau à mon épouse .. et encore plus honteusement oublié d'en acheter un pour ma mère.


La première ne m'en a pas tenu rigueur, mais la seconde m'a indirectement, mais clairement, fait comprendre qu'il était inutile de confier à mon épouse la mission d'acheter un bouquet pour elle.


De toute manière, je suis contre le principe de la fête des mères. C'est clairement devenu une fête commerciale et je n'adhère pas à cette tendance. Mais ce n'est pas une excuse, car si vraiment je ne souhaite pas acheter un cadeau à ma mère, j'aurais tout de même pu lui faire un dessin, un cendrier en pince à linge, ou un pot à crayon avec un rouleau de papier toilette vide entouré de papier crépon.


D'ailleurs, à bien y penser, les choses auraient été rigoureusement différentes. Non seulement ma mère n'aurait pas pu me faire culpabiliser de ne pas lui avoir témoigner plus d'attention, mais surtout, c'est moi qui aurait pu la faire culpabiliser en lui faisant remarquer dans quelques mois que le ramasse-poussière que je lui avait offert et pour lequel j'avais investit de mon temps et de mes efforts avait disparu de ses étagères. Il aurait suffit pour cela que je lui fasse un 'truc' qui soit tellement moche qu'elle ne puisse supporter de l'avoir en vue et qu'elle se sente obligé de le ranger là où était sa place .. au fin fond d'une poubelles prête à être vidée.
Oui, c'est décidé, pour la prochaine fête des mères, je fabriquerai de mes propres mains et avec amour, un présent que seule la politesse rendra acceptable.


Cela dit, quand je vois ce que ma fille a offert à mon épouse pour la fête des mères, je me dit que je n'ai pas été le premier à avoir eu cette idée du cadeau immonde. Le pire dans tout cela c'est que la mère semble avoir apprécié le présent. Un simple gribouillis entouré d'un papier cartonné avec 4 cailloux collés aux angles auront suffit à la contenter, voire même à la combler. Sous prétexte, je suppose, que ce cadeau vient de sa fille, tout est acceptable. C'est angoissant !!
Si ma mère adopte la même position, je vais me retrouver à devoir confectionner une horreur chaque année.


Bon, trêve de plaisanteries, la fête des mères est une des occasions de montrer à nos mères que nous les aimons et que nous pensons à elle. J'ai manqué une opportunité de montrer à ma mère combien je l'aime. Je me rattraperai en lui offrant un cadeau lorsque les circonstances n'en feront pas un acte programmé et prévisible. L'effet de surprise compensera peut-être la déception d'aujourd'hui.


Mis à part tout cela, aujourd'hui fût une journée agréable, nous sommes allés au restaurant avec mes beaux-parents, puis nous sommes allés au parc Mitterand pour que notre puce s'amuse au toboggan. Nous avons terminé la journée chez ma mère.
Dimanche en famille bien agréable ..
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