Warning: strpos(): needle is not a string or an integer in D:\Parallels\Plesk Panel\Vhosts\perin.biz\httpdocs\blog\index.php on line 49 Les oisivetés de JiBé - J'ai vu un mec cool !!
J'ai vu un mec cool !! 
samedi, janvier 31, 2009, 10:40 PM - Journal de vie
Une anecdote amusante m'est arrivée ce matin.

Mon épouse et moi allions au plateau des couleurs à Valence (le temple local de la consommation) pour affirmer notre pouvoir d'achat et assouvir notre irrépressible besoin de consommer. En sommes, nous allions faire quelques emplettes. Confortablement installé dans notre Renault Megane Scenic avec nos deux enfants sages à l'arrière, nous passâmes dans une rue peu fréquentée de Romans dans laquelle marchait un homme, arborant une superbe coupe rasta et se déplaçant avec un instrument à manche en bandoulière dans le dos.

Alors que j'attardais mon regard sur ce personnage, mon épouse remarqua l'intérêt que je portais à cette personne et me dit : "Ha .. toi .. dès qu'il y a un mec louche .. tu es attiré. Tu as trouvé un mec cool? C'est ça?". A peine tentais-je de balbutier un début d'explication qu'elle surenchérit :"Moi je ne suis pas attirée par ce genre de personnes."

Mon épouse me connait bien et je dois admettre que les personnages "singuliers" m'intéressent. Je mets le terme "singulier" entre guillemets, car j'ai pleinement conscience qu'en d'autres lieux, ce genre de personne n'a rien de marginal ni d'original. Mais dans la petite ville ou j'habite, parmi les gens que je côtoie quotidiennement, et parmi les personnes qui constituent ma famille et mes amis, il n'y a que peu de personnes coiffées d'une coupe rasta et pratiquant la musique. Ces deux caractéristiques suffisait donc à me faire penser que j'aurais sans doute pu m'enrichir en côtoyant cette personne. Je la regardais donc en me disant qu'il me plairait de pouvoir faire sa connaissance et qu'il lui fallait bien du courage pour affronter le froid dans cette rue tellement vide de personnes et d'intérêt.

Je n'entrepris donc pas de contredire mon épouse sur le fait que mon attention avait été captée par cette personne. Mais je décidai de développer les raisons qui me faisaient penser que cette personne était "cool" et absolument pas "louche".

"Hé bien figures-toi chérie que tu as totalement raison, ce mec m'a l'air tout à fait cool et il ne m'inspire aucune espèce d'inquiétude. J'aurais même tendance à dire que c'est tout le contraire. Et pourquoi devrait-il en être autrement?" .. Il n'y avait pas vraiment de réponse à cette question et mon épouse ne s'aventura pas à essayer d'en produire une.

Je profitais de l'effet de surprise pour poursuivre mon argumentaire en m'appuyant sur une réflexion issue de l'excellent livre 'Stupid White Men' de Michael Moore.


"Saches que je n'ai jamais eu le moindre problème avec des rastas jouant de la musique. Alors que j'ai eu les pires problèmes avec des gens bien coiffés, vêtus de costard, qui roulent en grosse voiture. Que ce soient des huissiers, des banquiers, des chefs de services, des percepteurs, des avocats ou des commerciaux, ils sont tous bien sappés et bien coiffés et pourtant, ils m'ont tous, un jour ou l'autre, créer des problèmes. Alors que jamais un musicien rasta ne m'a créer le moins soucis."

"Très honnêtement, les statistiques sont formelles, j'ai bien plus de raison de me méfier des mecs bien habillés et bien coiffés que d'un musicien black rasta.".

Mon épouse tenta bien un "bah .. ces gens-là font leur métier"

Ce à quoi je répliquai promptement:

"Oui, ils font leur métier, et leur métier c'est de faire chier les autres. Je ne dis pas qu'il le font méchamment, mais je suis certain qu'ils le font par intérêt et certainement pas par vocation. Ça m'étonnerait qu'il existe un huissier qui fasse cela par vocation. Ces gens-là sont comme tous le monde, ils font leur métier pour gagner leur vie mais la voie qu'ils ont choisi pour le faire est autrement moins noble qu'un musicien qui se contente de donner de la joie avec son art."

Le musicien rasta se pèle le jonc à marcher d'un point A à un point B ... alors que les huissier utiliserait une voiture chauffée et climatisée pour le faire.

Y'a quand même une injustice quelque part..


3 Commentaires ( ( 69 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 3 / 20256 )

Je me m'attache plus aux fées 
mardi, juin 26, 2007, 07:29 PM - Journal de vie
J'ai complètement abandonné l'idée de me familiariser avec les fées. Je me rappelle très bien des circonstances qui m'ont amenées à renoncer à les comprendre.

Un jour d'été où j'assistais à un spectacle de magie dans lequel le magicien faisait sortir des lapins de son chapeau, je décidai d'apprendre la magie.

On me recommanda alors de m'adresser à la fée des rations en m'expliquant qu'elle était la seule dont on pouvait dire qu'elle fait des raies.
Je fus surpris d'apprendre qu'il fallait se tourner vers la fée des rations pour apprendre l'irrationnel.
Et lorsque je demandai des explications sur l'intérêt d'apprendre à faire des raies, on m'expliqua que c'était une tradition qui remontait aux "Fées aux dalles".

J'expliquai alors que, pour les quelques tours que je souhaitais apprendre, il serait inopportun de ma part de déranger ces dames et que je pouvais parfaitement me contenter de la fée des rations.
On me répondit sèchement qu'en matière de magie, la fée née en Tise ne me serait jamais d'aucun secours.

J'ignorais complètement que la fée des rations était née en Tise (que par ailleurs je connaissais pas) et je n'avais aucune intention d'y aller.
Passablement agacé qu'on puisse me prêter de telles intentions, j'expliquai avec vigueur que ma seule ambition était d'apprendre quelques tours.

Visiblement, mon énervement en inquiéta certains et on tenta de tempérer mon excitation:
"Sachez, mon brave monsieur, qu'en prestidigitation, le moindre emportement e(s)t une fée blesse".

Conscient qu'au rythme où allait la discussion, je risquais de me retrouver au milieu des fées d'hiver avant d'avoir appris le moindre tour, je tentai de calmer la discussion.
"M'enfin, je ne souhaite qu'une chose .. faire apparaitre des lapins .. "
"Ha mais mon bon monsieur, il fallait le dire plus tôt. Pour cela il vous suffit d'avoir recours à la fée qu'on dit T."
"Encore une fée !!" répondis-je
"C'en est trop .. j'abandonne !!! "

C'est ce jour là que j'ai compris que je ferais mieux de m'intéresser à la fédulogie (la science de l'étude des fées) si je voulais un jour faire de la maggie (de Knorr).
3 Commentaires ( ( 67 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 3 / 20360 )

Les raisons de l'ouverture 
dimanche, juin 17, 2007, 08:45 PM - Politique
Notre président et notre premier ministre n'ont que le mot ouverture à la bouche. Ils en arrivent même à nommer des ministres socialistes dans leur gouvernement.
L'avenir nous dira s'il s'agissait uniquement d'un calcul purement électoraliste effectué en préparation des législatives ou s'il s'agissait d'une volonté réelle d'incorporer des compétences issus de différents bords. La durée de survie de ces ministres nous renseignera.

En tout état de cause, seuls les naïfs (ou au contraire les clairvoyants) croiront au fait que cette ouverture est un choix délibéré de représenter plus fidèlement l'ensemble des sensibilités françaises.

On peut donc se demander qu'elle est le réel intérêt de cette "ouverture", car il est difficile d'admettre qu'un homme aussi avide de pouvoir que notre président puisse accepter, sans arrière pensée, d'en céder à des adversaires.

Il faut admettre que cette ouverture a fait grincer quelques dents dans les rangs des supporters du président élu. Certains se voyaient attribuer des responsabilités en retour des efforts consentis pour faire élire leur leader à la présidentielle et ils ont du se sentir trahis lorsqu'ils ont assisté, impuissants, à l'attribution des fameux postes à des transfuges du PS.

Quelles sont donc les motivations sous-jacentes de l'ouverture?
En ce qui me concerne, j'hésite entre deux analyses.

Soit notre président se rend compte qu'il manque cruellement de compétence à droite pour faire une équipe qui tienne la route. Il est donc obligé de recruter chez ses adversaires pour aligner une équipe capable d'affronter les défis à venir.

Soit, et c'est la plus vraisemblable à mes yeux, il se prépare à partager la responsabilité du mécontentement populaire qui devrait surgir un peu avant la fin de son (premier) mandat. Il va pouvoir confier les dossiers les plus impopulaires à des secrétaires d'état socialistes pour les accabler lorsque le désenchantement grondera. Lorsque les choses iront mal, il disposera de fusibles à dégommer sans avoir à vexer ses associés. Et, dans 5 ans, il pourra dire "J'ai fait plein de choses bien .. les seules mesures qu'on me reproche ce sont les socialistes que j'ai gentiment accueilli au gouvernement qui les ont faite. Elisez-moi à nouveau et je vous promets de ne plus prendre aucun des ces branlots de gaucho à mes côtés. J'ai compris la leçon."

Euh .. non .. finalement .. je ne puis pas croire que ce soit aussi trivial. Il doit y avoir une subtilité (ou au contraire un manque de subtilité) qui m'échappe.
J'aimerais comprendre.


4 Commentaires ( ( 70 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 3 / 20286 )

Une victoire est une défaite moins sévère que prévue 
dimanche, juin 17, 2007, 07:09 PM - Politique
Il est surprenant de constater comme les hommes politiques parviennent à présenter les choses de façon positive, jusqu'à parfois parfois friser le ridicule.

En ce jour d'élection législative, une confortable majorité UMP est installée à l'assemblé nationale. Cette dernière doit permettre au président de la république de mettre en oeuvre son programme. Pourtant, les socialistes font montre de satisfaction. 206 sièges contre 437 et ils pavanent. Ils considèrent que ce score constitue une victoire.

La défaite est moins cuisante que prévue .. c'est une victoire.

Je trouve que c'est un raccourci un peu audacieux (voire même mensonger).
Il va falloir qu'on m'explique une chose: en quoi être minoritaire au parlement est-il une victoire?
Comment peut-on espérer être une force d'opposition lorsqu'à chaque projet de loi proposé par le gouvernement, les votes de soutien seront en moyenne deux fois plus nombreux que les votes d'opposition?

J'ai la sensation que la situation est assez binaire en fait. Si un projet de loi sort et qu'il semble mauvais aux socialistes .. soit ils disposent d'un nombre de député suffisant pour qu'ils puissent s'y opposer, soit ils ne disposent pas de cette majorité de véto et ne peuvent que temporiser en réclamant des amendements qui, de toute façon, seront refusés.
En l'occurrence, pour contrer un projet de loi, il faut qu'ils soient au complet et qu'un député UMP sur deux ne se soit pas réveillé le matin du vote à l'assemblé. :TRISTE:

Vraiment, j'aimerais qu'on m'explique en quoi le score d'aujourd'hui est une victoire.

D'après les socialistes, avec 206 députés socialistes l'assemblée est plus représentative de la diversité française.
Ha oui ? pourtant, aucun des partis politiques n'est représenté à hauteur du score qu'il a fait à l'élection présidentielle.. Où est passé le 53-47 de la présidentielle ?


Pour terminer cet article sur une note d'humour:
Le N°2 du gouvernement démissionné du gouvernement car il a, malgré lui, respecté le principe du non-cumul des mandats. :CONTENT:
4 Commentaires ( ( 95 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 3 / 20419 )

Où est le toboggan? 
samedi, juin 9, 2007, 07:17 PM - Journal de vie
Aujourd'hui, mon épouse, ma fille et moi sommes allés à Peaugre. Un parc animalier où les animaux évoluent en quasi-liberté. Le parc est divisé en deux parties. L'une dédiée au "safari", elle se parcourt à voiture sur une route goudronnée qui serpentent au milieu des lieux de vie des animaux. L'autre est un parcours à pied, au milieu de vaste enclos.

Mon épouse et moi, soucieux de l'éveil de notre enfant, voulions par cette visite à Peaugres, familiariser notre fille avec les animaux et lui fournir l'opportunité de voir en vrai des animaux qu'elle n'a l'habitude de voir qu'en dessin dans ses livres d'enfant.

Arrivés un peu tard au parc, nous décidâmes de pic-niquer avant de nous engager dans la visite. Ce fût l'occasion d'éplucher le plan du parc pour élaborer un itinéraire optimum et identifier les incontournables. Le plan du parc étant illustré de plusieurs photos d'animaux, nous décidâmes de commencer l'éveil de notre fille par un petit quiz sur ces derniers. La girafe, l'éléphant, la chèvre, tout se passait bien pour les premiers animaux présentés. Mais lorsque les animaux devinrent plus exotiques, notre fille se tourna naturellement vers nous et, face à son regard interrogatif, nous eûmes le plus grand mal à sauver la face. Tout comme elle, nous ignorions le nom de ces animaux et c’est uniquement à la légende qui accompagnait les illustrations que nous dûmes notre salut.

Insuffisamment conscient des difficultés auxquelles notre ignorance allait nous exposer, nous partîmes sereins dans la visite en voiture du parcours Safari.
« Oh ! regardes chérie, les éléphants »

« Et là chérie les .. euh .. dromadaires .. euh .. attends non .. ce sont des chameaux .. quoique .. attend .. une bosse seulement ..c’est un .. euh .. »

Entre mon épouse et moi: « Bon, on va dire que ce sont des chameaux .. de toute manière .. elle aura oublié dans deux minutes .. » (c’étaient en fait des dromadaires)

« Et là, regardes, le .. euh .. l’animal.. tu as vu ..il mange… »
Mon épouse et moi nous interrogeons: « Dis donc chérie, tu sais ce que c’est que ce truc là, qui ressemble à une vache mais qui a de longues cornes ? »
Et notre fille de nous relancer : « Moi veux voir les chameaux » :TRISTE:

Mis à part les ours, les hippopotames et les autruches, nous séchâmes sur presque tous les autres animaux que nous rencontrâmes. Et encore, sur les autruches, rien ne nous dit que nous ne confondîmes pas avec des émeus.

Les choses se s’améliorèrent pas lors de la visite à pied du zoo. Entre les espèces rares dont nous n’arrivions même pas à lire le nom, les félins dont nous ignorions s’il s’agissait de jaguar, de guépard ou de panthère, et les manchots que nous faillîmes confondre avec des pingouins, nous fûmes constamment obligés de consulter les panneaux pour énoncer à notre fille le nom des animaux qu’elle voyait. Quel ne fût pas notre soulagement lorsque, sur la fin du parcours, nous constatâmes qu’elle ne portait aucun intérêt aux noms tant sa concentration se focalisait désormais sur le grand toboggan que nous lui avions promis en échange d’un peu de calme en cours de visite !

Je puis vous le dire, visitez Peaugres, c’est bien. Je ne peux que supposer que, en connaissant un peu les animaux, c’est encore mieux. De toute manière, si comme mon épouse et moi vous êtes trop ignorant pour parvenir à familiariser votre enfant aux noms des animaux, vous pourrez toujours vous rabattre sur le sensationnel toboggan qui vous attend à la sortie du Parc (enfin, du moins, j’espère qu’il s’agit bien d’un toboggan).

Mis à part le fait que ses parents sont de notables incultes et qu'il y a un super toboggan à Peaugres, je me demande vraiment ce que ma fille aura pu tirer de cette visite.

1 Commentaire ( ( 2931 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 2.9 / 506 )

Pour que la culture devienne gratuite 
vendredi, juin 8, 2007, 07:37 PM - Journal de vie
De plus en plus de personnes disent que, grâce à Internet, la culture est devenue gratuite.
Bien souvent, ils affirment cela pour la simple raison qu’ils sont techniquement en mesure d’obtenir gratuitement des œuvres par le biais du réseau mondial, en omettant de considérer que le téléchargement d’œuvres protégées est illégal.

Dans les faits, la culture n’est aucunement devenue gratuite. Il y a simplement des gens qui se l’approprient gratuitement. La différence est de taille et je me permets de l’illustrer avec un exemple simpliste mais qui permet de facilement prendre conscience de la nuance : Si quelqu’un vous vole votre voiture, cela ne veut pas dire que votre voiture est devenue gratuite, cela signifie simplement que quelqu’un a décidé qu’il pouvait en disposer gratuitement.

Le principe est le même avec les disques de musique. Les enregistrements qui sont contenus sur ces supports sont le résultat du travail d’auteurs, de compositeurs, de musiciens, de preneurs de son, d’arrangeurs, d’ingénieurs du son, de programmeurs, de directeurs artistiques, de photographes, de graphistes, etc., etc. … Dans un grand nombre de cas, les sociétés qui produisent ces œuvres n’ont absolument pas l’intention de les voir diffuser gratuitement sur Internet. Elle compte au contraire les vendre pour créer de la richesse, distribuer des dividendes à leurs actionnaires, rémunérer leurs employés et prestataires, financer une campagne de pub hors de prix sur TF1 et organiser une tournée nationale. Cela s’appelle vivre du commerce de l’art. Quelque soit l’opinion que l’on peut avoir de ce métier, c’est une activité légale et lucrative. Et la rendre moins lucrative par des agissements illégaux devrait normalement poser un problème de conscience aux gens honnêtes. Aimeriez-vous que votre employeur vous dise, en fin de mois, que votre travail est devenu gratuit ?

Si la culture n’est pas totalement gratuite (puisque certains la font payer), il est par contre incontestable qu’il existe aujourd’hui une offre culturelle gratuite abondante et dont la diversité et la qualité s’améliore à un rythme incroyable. Cette percée de la culture gratuite a été rendu possible par l’émergence d’un nouveau mode de protection des droits d’auteurs qui se nomme la « creative commons licence ».

Depuis trop longtemps, on a fait croire aux artistes que le droit d’auteur était un droit à toucher des royalties. Il était temps de revenir à une définition plus élémentaire du droit d’auteur, qui, en substance, garantit à un artiste que son œuvre lui appartient et que personne ne peut l’exploiter sans son contentement. Historiquement, cette notion de la paternité d’une œuvre a effectivement été introduite pour permettre aux écrivains de réclamer de l’argent lorsque leurs œuvres étaient utilisées ou diffusées (Licensing of the Press Act 1662). Il faut savoir qu’à l’époque ils étaient fréquemment volés par des éditeurs peu scrupuleux. Mais il n’en reste pas moins que, fondamentalement, le droit d’auteur est uniquement là pour garantir à un créatif qu’il est le seul à décider du devenir de sa création. Ce dernier peut tout à fait décider de faire une exploitation commerciale de son œuvre, et c’est pratiquement le seul moyen qu’il avait jusqu’à présent de protéger son travail. Mais si ce dernier décide de donner son œuvre sans contrepartie financière, c’est également son droit, et la « creative commons licence » lui permet de ne pas pour autant renoncer à la reconnaissance de son statut d’auteur de cette oeuvre.

Une des illustrations la plus impressionnante de la puissance de cette nouvelle licence est, par exemple, le site Jamendo où des milliers d’albums sont téléchargeables gratuitement et dans la plus stricte légalité. A voir l’offre qui est proposée, on peut légitimement se demander à quoi peut servir de télécharger illégalement des albums que des sociétés protègent jalousement alors des albums de qualité similaire (mais moins aseptisé) sont mis à disposition gratuitement. La réponse est assez désespérante. Car elle force à constater que les gens se contentent d'écouter les albums dont les télés et radios les abreuvent à foison. Il est assez effrayant de constater que la puissance des maisons de disque, assise sur une proximité douteuse avec les médias diffuseurs est capable d’annihiler quasi-totalement l’envie de découverte et de gratuité à laquelle pourrait répondre Internet. On préfère télécharger illégalement le dernier album de la StarAC plutôt que de découvrir gratuitement et légalement un artiste qui ne se fond pas forcément dans le moule d’une maison de production.

Il faut inciter les artistes à s'éloigner des chemins traditionnels de promotion et de diffusion.
Il faut inciter les consommateurs d'art à ouvrir leurs yeux et leurs oreilles à des artistes inconnus qui osent la diffusion gratuite.

Et nous verrons joyeusement les marchands d'art crever la bouche ouverte sans qu'ils puissent trouver d'argument pour inciter nos gouvernements à inventer de nouvelles taxes pour les faire survivre. Si nous continous à tolérer le téléchargement illégal, il y a fort à parier que, dans quelques temps, les lobbys des "majors" pavriendront à convaincre nos politiques de faire rembourser le dernier Florent Pagny par la sécurité sociale !!

Osons la découverte, osons la légalité. Ne laissons plus les médias nous dicter nos goûts!!
C'est le seul moyen de rendre la culture réellement gratuite !!

eBooksgratuits
Projet Gutenberg


Ajouter un commentaire   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 2.9 / 357 )

Le foot m'a tué 
mercredi, juin 6, 2007, 09:08 PM - Journal de vie
Pour être franc, je ne suis vraiment pas porté sur le foot. Je dirais même que c'est un sujet qui me fait fuire. Dans les journaux d'information, à part la météo et les évolutions de la bourse, rien ne m'est plus insupportable que les résultats "footbalistique".

Pourtant, cette année, je me suis inscrit au tournoi de foot inter-entreprise organisé par l'un de nos clients et auquel notre société compte présenter une équipe. Nous ne nourrissons aucune autre ambition que d'obtenir le prix du fair-play qui, généralement, est remis au dernier du tournoi. Je ne vous cache pas que cet objectif raisonnable (et vraisemblablement réaliste) a contribué à me faire participer à ce tournoi car il me faut l'admettre, je suis une brelle en football. Croyez-moi que si j’avais décelé le moindre espoir de victoire parmi mes équipiers, j’aurais rapidement conclu que ma présence dans l‘équipe était plus qu'inappropriée.

Décomplexé par rapport à mon piètre niveau, je me suis inscrit à ce tournoi dans l’espoir de tordre le coup aux traumatismes que m’ont causé mes précédentes expériences sur un terrain. Ces 20 dernières années, j’ai du me retrouver à trois reprises sur un terrain de foot, et le même scénario s’est répété à l’identique à chaque fois : je cours 10 minutes comme un dingue et je suis séché pour le reste du match.
Il en découle un fort sentiment d’infériorité lorsque je constate qu’après une demi-heure de match les autres continuent de courir allègrement, la frustration de ne pas pouvoir contribuer à l’effort collectif de l’équipe et la consternation face à l’affligeante condition physique que je me traîne.

Et bien l’entraînement que j’ai vécu aujourd’hui n’a aucunement dérogé à la règle. Il m’a toutefois permis de prendre conscience que mon plus gros problème réside dans mon incapacité à gérer l’effort. Et il m’a conforté dans l’idée que les professionnels qu’on voit jouer des matchs de 1h30 sur un terrain gigantesque méritent le plus grand respect.

Attention, si je reconnais éprouver une certaine admiration pour les performances physiques qu’ils affichent et un profond respect pour les efforts qu’il leur a fallu consentir pour arriver à une telle endurance et une telle maîtrise technique, je n’en reste pas moins convaincu qu’ils sont trop grassement payés en regard de ce qu’ils apportent à la société et de l’incontestable futilité de la discipline dans laquelle ils excellent. Je ne comprendrai jamais que certains joueurs de football (dont la seule mission consiste à pousser un ballon pour tenter de le mettre dans un filet) gagnent, en un mois, ce qu’un scientifique qui fait progresser la recherche sur le cancer gagne en une vie.

Mais, comme on a coutume de dire lorsque j’énonce mes positions sur ce sujet : « S’il y en a qui leur paye de tels salaires, c’est qu’ils s’y retrouvent. »

Allez comprendre ..

Une chose est sûre, ce n’est pas mon entraînement d’aujourd’hui qui me fera désormais m’intéresser aux résultats des championnats de football. Et les termes « coupe des coupes, champion league, coupe UEFA et championnat ligue 1 » resteront des mots vides de sens dont le seul rôle restera de me prévenir qu’il est l’heure de zapper.

Ajouter un commentaire   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 3 / 84 )

L'informatique libre encore menacée 
mardi, juin 5, 2007, 08:58 PM - Journal de vie

Le principe de l'Open Source est une particularité du secteur informatique dont il n'existe pas à ma connaissance d'équivalent.
D'autre domaines (tel que la musique) ont récemment développé des approches similaires, sans pour autant atteindre le degré de maturité que l'on peut rencontrer dans le logiciel.

Le principe de l'Open Source repose sur la gratuité des logiciels et la mise à disposition des utilisateurs des codes sources du logiciel qu'ils utilisent.
Les avantages sont, entre autre, que le logiciel est ainsi accessible au plus grand nombre, qu'il est ouvert aux améliorations des contributeurs et qu'il constitut une formidable source d'inspiration pour ceux qui veulent concevoir d'autres logiciels.

Mais, pour certains, ce modèle est néfaste à l'industrie du logiciel car , au fur et à mesure que les logiciels gratuits se développent et deviennent performants, les solutions payantes se retrouvent à être concurrencées par des adversaires impalpables.

Le logiciel libre est généralement le fruit d'un travail collaboratif, réalisés par des développeurs passionés qui prennent sur leur temps libre pour mettre au point des logiciels et les rendre disponible à tous.
Les seules récompenses de ces personnes sont généralement la reconnaissance des utilisateurs, la fierté et le plaisir de participer à des projets importants et intéressants.

Plus ce modèle économique se développe, plus il devient gênant pour des acteurs importants de l'industrie du logiciel. Le plus dangereux de ces acteurs est aujourd'hui Microsoft qui multiplie les tentatives de déstabilisation de ce modèle économique.

Au titre des récentes attaques contre le logiciel libre perpétrées par Microsoft, on peut citer:
- la tentative d'instauration du brevet logiciel en Europe (qui fût difficilement empêchée par Michel Rocard et dont on ne peut pas être certain qu'elle soit définitivement abandonnée).
- les attaques pour violation de brevets déposés sur le territoire américain.
Et, la plus réçente (et sans aucun doute la plus dangereuse de toute), la décision de diffuser du logiciel libre.

La stratégie est de diviser pour mieux régner; Fournir du logiciel libre, pour jeter la confusion dans l'esprit des utilisateurs jusqu'à ce que Microsoft devienne un acteur incontournable de ce secteur et puisse alors décider seul de sa mise à mort.

Lorsqu'on regarde la part du logiciel libre dans l'informatique, on peut se dire que l'enjeu n'est pas réellement capital. Mais l'enjeu réel est selon moi ailleurs.
Si microsoft parvient à ses fins, l'humanité aura perdu une chance inespérée de voir émerger un modèle de développement qui ne soit pas uniquement basé sur la quête du profit.

Depuis que le capitalisme existe, on vénère la concurrence et on l'élève au rang de moteur universel de progrés. Mais la concurrence ne peut-elle pas s'établir sur un autre terrain que celui de l'économie?

Je reviendrai sur ce sujet .. il mérite d'être traité plus longuement.
1 Commentaire ( ( 72 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 2.8 / 423 )

Devenir propriétaire 
lundi, juin 4, 2007, 05:08 PM - Journal de vie
Je me rends compte en discutant avec mes collègues de travail que je suis un des derniers à ne pas être propriétaire de mon logement.

En soit, cela ne me chagrine pas particulièrement. Mais je suis forcé de constater qu'à chaque fois que j'entends un de mes collègues parler de sa maison, les conseils avisés de mes proches (et d'autres) me reviennent en tête.

Ma famille: "Vous devriez acheter une maison parce que lorsque vous serez à la retraite, vous serez bien content de ne plus avoir de loyer à payer. Et puis c'est stupide de payer un loyer, c'est de l'argent foutu en l'air."

Mon épouse: "J'en ai assez de vivre dans un appartement, c'est bruyant, les locaux sont vétustes, on a sans cesse des problèmes et puis ce serait tellement bien d'être chez nous, avec un jardin pour notre fille. Je veux une maison!!!"

Mes amis et collègues de travail: "Alors JiBé, quand est-ce que tu t'y mets à ta maison?"

Mon banquier: "Vous savez monsieur Perin, il est temps de vous former un capital. L’immobilier est une valeur sûre. Et avec le taux qu'on peut vous faire vous ne paierez votre maison que 2 fois et demi son prix. Vous serez endetté jusqu'à la fin de vos jours mais si vous parvenez un jour à vous en sortir, ben c'est qu'il sera le moment de revenir nous voir pour payer les études de vos enfants."

Mon président de la république: "Je veux une France de propriétaire. Il faut décomplexer les français vis-à-vis de l'endettement".

Bref, tout le monde me conseille de devenir propriétaire et je reconnais volontiers le bien-fondé des arguments qui me sont avancés.

Mais diable que je manque de motivation.
La perspective de me retrouver tous les week-ends à devoir bricoler pour terminer un truc ou en réparer un autre est très loin de m'attirer. La simple évocation des problèmes que rencontre un propriétaire me fait tourner les talons.

Je me rappelle d'un numéro de Charlie Hebdo remontant à l'époque où une terrible tempête, suivie d'inondations, avait détruit des milliers de maisons. Charlie Hebdo faisait sa Une en représentant un SDF qui disait à propos des sinistrés: "Les pauvres, ils ont tout perdu. Moi ca va, je n'ai rien .. mais eux .. les pauvres".

Bref, ma crainte de devenir propriétaire, ma fainéantise lorsqu'il s'agit de bricoler et mon inaptitude aux tâches manuelles (qui relève presque du handicap) sont toujours parvenus à me dissuader de me lancer dans la grande aventure immobilière.

Mais je dois admettre que la pression sociale se fait de plus en plus forte et ma volonté, jusque là tenace, se morcèle petit à petit et tend à se rompre sous le poids répété des recommandations, conseils avisés et autres injonctions de mon épouse.

Je vais devoir mettre une maison sur la tête de ma petite famille. Non pas pour répondre à un besoin personnel de réalisation, ni même pour répondre à une ambition trop longtemps larvée de devenir propriétaire, mais plutôt pour acheter la paix sociale autour de moi et assurer une « stabilité » à ma famille. Je vais enfin souscrire à cette idée généralement admise qu’il faut être propriétaire (en même temps que je souscris à un emprunt sur 20 ans). C’est ce que j’appelle céder à la pression sociale.

« Il faut que tu passes ton BAC. Tu verras, ça ouvre plein de portes»
« Il faut que tu obtiennes ton diplôme. C’est le meilleur moyen de trouver du travail »
« Il faut que tu te trouves un travail, c’est si bien d’avoir un salaire »
« Il faut que tu te maries. Tu ne vas quand même pas finir ton existence seul et aigri par la solitude. Le concubinage est loin d’être une solution confortable. »
« Il faut que tu fasses des enfants. Sinon, au soir de ta vie, tu auras la sensation d’être passé à côté de quelque chose »

Et maintenant :
« Il faut que tu deviennes propriétaire, …. »

A me lire, vous devez penser que je mène une existence réduite à l’obéissance sociale. Que ma vie n’est faite que de soumission à des schémas imposés. Que le conformisme s’est imposée dans ma vie jusqu’à annihiler toute velléité de formuler des choix personnels.
Si tel est le cas, je puis vous assurez que vous ne vous trompez pas.

Mais je vous défends de penser que je ne trouve pas mon compte à cette situation.
Car en effet, j’y trouve du bonheur. Je travaille dans un secteur que j’aime, mon métier arrive même parfois à me plaire. Mon épouse est ma plus fabuleuse femme qu’on puisse trouver sur terre, ma fille en est la digne héritière. J’ai tendance à supposer, par extrapolation, que dans quelques années je tirerai une satisfaction équivalente de la réalisation d’un projet immobilier.

La vie serait-elle ainsi faite qu’elle vous obligerait à faire ce qui est bon pour vous ?

1 Commentaire ( ( 53 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 3 / 500 )

La fête des mères 
dimanche, juin 3, 2007, 09:00 PM - Journal de vie
Aujourd'hui, c'était la fête des mères, et je dois avouer que j'ai honteusement oublié d'acheter un cadeau à mon épouse .. et encore plus honteusement oublié d'en acheter un pour ma mère.


La première ne m'en a pas tenu rigueur, mais la seconde m'a indirectement, mais clairement, fait comprendre qu'il était inutile de confier à mon épouse la mission d'acheter un bouquet pour elle.


De toute manière, je suis contre le principe de la fête des mères. C'est clairement devenu une fête commerciale et je n'adhère pas à cette tendance. Mais ce n'est pas une excuse, car si vraiment je ne souhaite pas acheter un cadeau à ma mère, j'aurais tout de même pu lui faire un dessin, un cendrier en pince à linge, ou un pot à crayon avec un rouleau de papier toilette vide entouré de papier crépon.


D'ailleurs, à bien y penser, les choses auraient été rigoureusement différentes. Non seulement ma mère n'aurait pas pu me faire culpabiliser de ne pas lui avoir témoigner plus d'attention, mais surtout, c'est moi qui aurait pu la faire culpabiliser en lui faisant remarquer dans quelques mois que le ramasse-poussière que je lui avait offert et pour lequel j'avais investit de mon temps et de mes efforts avait disparu de ses étagères. Il aurait suffit pour cela que je lui fasse un 'truc' qui soit tellement moche qu'elle ne puisse supporter de l'avoir en vue et qu'elle se sente obligé de le ranger là où était sa place .. au fin fond d'une poubelles prête à être vidée.
Oui, c'est décidé, pour la prochaine fête des mères, je fabriquerai de mes propres mains et avec amour, un présent que seule la politesse rendra acceptable.


Cela dit, quand je vois ce que ma fille a offert à mon épouse pour la fête des mères, je me dit que je n'ai pas été le premier à avoir eu cette idée du cadeau immonde. Le pire dans tout cela c'est que la mère semble avoir apprécié le présent. Un simple gribouillis entouré d'un papier cartonné avec 4 cailloux collés aux angles auront suffit à la contenter, voire même à la combler. Sous prétexte, je suppose, que ce cadeau vient de sa fille, tout est acceptable. C'est angoissant !!
Si ma mère adopte la même position, je vais me retrouver à devoir confectionner une horreur chaque année.


Bon, trêve de plaisanteries, la fête des mères est une des occasions de montrer à nos mères que nous les aimons et que nous pensons à elle. J'ai manqué une opportunité de montrer à ma mère combien je l'aime. Je me rattraperai en lui offrant un cadeau lorsque les circonstances n'en feront pas un acte programmé et prévisible. L'effet de surprise compensera peut-être la déception d'aujourd'hui.


Mis à part tout cela, aujourd'hui fût une journée agréable, nous sommes allés au restaurant avec mes beaux-parents, puis nous sommes allés au parc Mitterand pour que notre puce s'amuse au toboggan. Nous avons terminé la journée chez ma mère.
Dimanche en famille bien agréable ..
2 Commentaires ( ( 95 vues ) )   |  Lien permanent   |  Lien relatif   |   ( 2.9 / 519 )